Plus d’un enfant sur cinq vit sous le seuil de pauvreté en France : c’est le constat que l’UNICEF France remet au premier plan ce 17 octobre, Journée mondiale du refus de la misère, en demandant aux candidats à la présidentielle de 2027 d’en faire une priorité.
- 22,4 % des enfants vivaient sous le seuil de pauvreté en 2024, selon l’Insee.
- Le taux grimpe à 34,0 % pour les familles monoparentales.
- L’UNICEF France publie un rapport ce 17 octobre et réclame une stratégie nationale chiffrée.
- Des simulateurs officiels permettent de vérifier ses droits en quelques minutes.
Les points :
Que disent les chiffres les plus récents ? #
La référence est l’étude de l’Insee sur le niveau de vie et la pauvreté en 2024. Elle établit que 22,4 % des enfants vivent sous le seuil de pauvreté. Le taux a encore progressé de 0,5 point, après une hausse de 1,3 point en 2023.
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Pour l’ensemble de la population, le taux de pauvreté reste stable à 15,4 %, son plus haut niveau depuis 1996 selon l’Insee. Les enfants sont donc nettement plus exposés que les adultes.
Les familles monoparentales, très majoritairement des mamans qui élèvent seules leurs enfants, restent les plus touchées : leur taux de pauvreté atteint 34,0 %, un peu moins que l’année précédente, mais toujours plus du double de la moyenne.
Ce que l’UNICEF France met sur la table #
Dans le rapport publié ce samedi, relayé par Aleteia, l’organisation décrit une pauvreté qui se voit au quotidien : logement, repas, santé, école, loisirs. Elle cite notamment 2 355 enfants restés sans hébergement après un appel au 115 dans la nuit du 18 août 2026.
Autre chiffre qui parle aux parents : lors de sa 6e Consultation nationale, 22,8 % des enfants de 6 à 18 ans interrogés ont déclaré manger moins de trois repas par jour, toujours selon le compte rendu d’Aleteia.
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Le rapport est publié sur le site de l’UNICEF France, qui parle d’un « sursaut politique » nécessaire.
Les pistes proposées
L’UNICEF France demande une stratégie nationale avec des objectifs mesurables et des moyens durables. Côté revenus, elle propose de porter le RSA au-dessus du seuil de pauvreté et d’adapter les aides à la hausse des prix que subissent les ménages modestes.
Côté logement, elle plaide pour davantage de logements sociaux, la prévention des expulsions et la création de 10 000 places d’hébergement supplémentaires, pour qu’aucun enfant ne dorme dehors. Elle insiste enfin sur l’accompagnement dès la petite enfance, avec la mise en œuvre du plan d’urgence pour les enfants mal logés prévu par le Pacte des solidarités.
Pourquoi la petite enfance est au cœur du sujet #
Les premières années comptent double. C’est l’âge où l’on installe le rythme des repas, où l’on découvre les aliments, où le sommeil et la sécurité du logement pèsent sur tout le reste. C’est aussi l’âge où les dépenses s’envolent : couches, lait, mode de garde, vêtements qui ne durent qu’une saison.
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Pour une maman seule, l’équation est encore plus serrée. Un salaire, parfois à temps partiel, doit couvrir un loyer, une crèche ou une assistante maternelle, et les courses. Le chiffre de l’Insee sur les familles monoparentales le traduit directement.
Vérifier ses droits : le réflexe à avoir #
Beaucoup de familles passent à côté d’aides auxquelles elles ont droit, faute de savoir qu’elles y sont éligibles. Deux outils officiels et gratuits permettent de faire le point :
le simulateur mes-droits-sociaux.gouv.fr, qui passe en revue en une fois les prestations sociales possibles selon votre situation ; et les simulateurs du site de la CAF, pour la prime d’activité, les aides au logement ou les prestations liées à l’enfant.
Le service social de votre mairie (CCAS), la PMI et l’assistante sociale de secteur peuvent aussi vous aider à monter un dossier. Ce sont des démarches qui ne coûtent rien et qui débloquent parfois des situations.
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En cas d’urgence pour se loger la nuit, le numéro reste le 115, gratuit et joignable à toute heure.
Ce que la campagne de 2027 pourrait changer #
En s’adressant directement aux candidats, l’UNICEF France veut éviter que le sujet reste une ligne dans les programmes. La présidentielle de 2027 dira si la pauvreté des enfants devient un engagement chiffré, comme elle le demande, ou un simple constat de plus.
Questions fréquentes #
Qu’est-ce que le seuil de pauvreté ?
L’Insee le fixe par convention à 60 % du niveau de vie médian de la population. Un enfant est dit pauvre quand le niveau de vie de son foyer passe sous ce seuil.
Combien d’enfants sont concernés en France ?
D’après l’UNICEF France, qui s’appuie sur l’Insee, près de 3 millions d’enfants vivaient sous le seuil de pauvreté en 2024.
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Où trouver de l’aide rapidement ?
Le simulateur mes-droits-sociaux.gouv.fr, la CAF, le CCAS de votre mairie et la PMI sont les premiers relais. Pour un hébergement d’urgence, appelez le 115.




